avant que Kitok ne se mette à lui mordiller la nuque.

Et l’inévitable finit par se produire : Aniu et Kitok s’accouplèrent !

Mais tout de suite après avoir commencé, Kitok se trouva nez à nez avec Tarak qui s’était approché sur le coté. Il le fixait droit dans les yeux, lui faisant comprendre qu’il n’aimait pas, mais alors pas du tout, ce qui se passait.

Kitok en fut impressionné, et même inquiété, mais maintenant qu’il avait commencé il ne pouvait plus s’arrêter. Heureusement, après avoir été rappelé à l’ordre par un grognement de sa mère, Tarak resta de marbre, se contentant de menacer en le fixant du regard. C’était extrêmement gênant pour Kitok, mais l’accouplement fut quand même mené à son terme.

 

Les deux amants finirent par se séparer, et ce n’est qu’à ce moment là que Tarak cessa de le fixe du regard et s’éloignant en émettant un grondement de désapprobation.

C’est alors qu’Aniu partit tous d’un coup en courant.

- Aniu, où va-tu ?

Pas de réponse. Kitok était vidé de ses forces, mais il lui partit à l’après. Au bout d’un moment il la retrouva en train de pleurer sous un arbre.

- Aniu, qu’est-ce que tu as.

- On n’aurait pas dû faire ça !

Puis Kitok compris.

- Tu m’aime, toi aussi, c’est ça ? Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?

- Je ne le voulais pas, je suis…

- Tu es une louve, et moi un chien. Tu ne pouvais pas admettre que tu m’aimais, car je ne suis pas un loup !

- Et toi ! Tu n’as rien dit non plus !

- Oui je t’aimais, mais si je te l’avais dit, toi et Tarak… J’avais peur que vous ne le preniez mal.

 

Chacun ignorait que l’autre l’aimait, car chacun avait gardé ça pour lui et n’en avait pas parlé ! C’est pour ça qu’ils n’avaient pas vu venir ce qui venait de se produire. Ils avaient été surpris, complètement.

 

 

A partir de ce moment ils s’aimèrent sans retenus, et ils s’accouplèrent à d’autre reprise, malgré la désapprobation de Tarak. Kitok n’osa pas lui parler, il présentait que ses nerfs étaient à vif et qu’il risquait de lui sauter dessus en cas de paroles déplacées.

 

Mais surtout cet événement posa un gros problème à Kitok, il ne pouvait plus partir maintenant qu’Aniu allait avoir des petits de lui.

Boris devient fou quand il appris la nouvelle.

- Mais comment toi pouvoir faire ça ! Que va-tu faire maintenant ?

- Rester avec elle, je ne vais pas l’abandonner avec ses enfants ! Avec MES enfants !

- Tu pourras jamais quitter elle !

- Boris, je l’aime.

- Ah ! De mieux en mieux.

- Je l’aime vraiment, et… je crois que même si je n’avais pas eu d’enfant avec elle je ne l’aurais pas quittée.

 

En effet Kitok se demandait s’il avait vraiment eu envie de la quitter.

Il se demandait même s’il retournerait vivre en ville un jour. Il regarda son collier : En l’absence d’entretien le cuir était tout moisi et craquelé, et l’anneau métallique était criblé de tâches de rouille.

Même s’il avait toujours envie de retourner chez les hommes il semblait redevenir en partie sauvage. En ville il côtoyait les humains sans problème, sans la moindre crainte. Mais quand il retournait en forêt, tout de suite il se montrait méfiant et se cachait ou fuyait dés qu’un homme approchait. Comme n’importe quel loup !

Il avait l’impression que sont coté domestique s’usait de la même manière que son collier.

 

 

Deux mois plus tard, Aniu donna naissance à quatre louveteaux.

Malheureusement l’un d’eux mourut quelques heures après, apparemment victime d’une malformation. Aniu le dévora, sous le regard médusé de Kitok : La nourriture est difficile à obtenir dans la nature, il ne faut pas gaspiller !

Mais les trois autres étaient en forme, Kitok et Aniu étaient très heureux.

Tarak un peut moins, il aurait aimé avoir de "vrais" petits frères et sœurs. Mais avec le temps il se laissa amadouer.

 

 

Kitok était fier, mais il s’inquiétait un peut pour leur avenir. Auraient-ils une place chez les loups ou chez les chiens ? Ne risquaient-ils pas de se retrouver à cheval sur deux mondes qui leurs seraient fermés ?

Mais d’un autre coté il s’était rendu compte que les loups sont plus forts et plus résistants que les chiens, ses petits seraient donc robustes.

Il se disait que s’ils iraient vivre avec les chiens, alors peut être que cette particularité pourrait leur servir, peut être qu’ils arriveraient ainsi à faire ce qu’un chien ordinaire ne peut pas faire, et sûrement que l’un d’eux pourrait faire de grandes choses.

 

Kitok en était certain.

 

 

 

FIN



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Commentaires

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Derniers commentaires

16 Novembre 2010
Ancien Modérateur France Garçon
Is that a piano ?
J'ai adoré même si je crois qu'il manque la fin non?:o




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