prochaines chasses.
A un moment les loups se séparèrent, la louve blanche partit seule de son coté et essaya de faire diversion et d’attirer les chasseurs vers elle, pour permettre à son compagnon et à ses petits de s’enfuir.
Mais cela ne marcha pas. Les chasseurs s’étaient divisés en trois groupes : Un suivit la louve, tandis que les deux autres pourchassèrent le reste de la meute, et ils réussirent à la prendre en tenaille.
Kitok courrait à environ une centaine de mètres derrière le mâle et des louvarts, quand soudain des détonations retentirent devant lui : L’autre groupe avait rejoint la meute !
Quand il arriva sur place le loup adulte était mort, et les cinq louvarts étaient acculé contre une butte.
Pour Kitok se fut un choc. Le loup abattu ressemblait trop à un chien, et les louvarts étaient si jeunes, et apeurés, ils ne ressemblaient en rien à ce que disent les histoires sur eux ! Il se demandait même s’ils ne s’étaient pas trompés et avaient pris une famille de chien pour une meute de loups !
- Ce sont bien des loups ? Demanda-t-il à un autre chien.
- Bien sûr que se sont des loups, imbécile !
- Et les jeunes, ils vont les libérer ?
L’autre chien pris un air effaré.
- Tu es fou ou quoi ? Ce sont des loups ! Ils ont l’air effrayé comme ça, mais ce serait devenu des bêtes cruelles et sanguinaires une fois adultes.
- Qu’est ce que les hommes vont faire ?
- Ils veulent en garder un je crois, et après ils liquideront les autres.
Kitok en eut le souffle coupé.
Les chasseurs choisirent de garder le grand louvart blanc, et soudait l’un d’entre eux tira sur un des louvarts gris, dans la tête ! Kitok n’en croyait pas ses yeux. Malgré ce qu’on venait de lui dire, il avait espéré que les jeunes serraient épargné, et c’est avec horreur qu’il vit ensuite les trois autres froidement abattus de la même manière. Il en fut écœuré comme jamais.
Le louvart blanc était complètement terrorisé, il resta passif quand les chasseurs lui attachèrent les pattes avec des cordes, après l’avoir muselé pour qu’il ne ronge pas ses liens. Ils avaient décidé d’aller aider le troisième groupe qui traquait la louve, et, pour ne pas s’encombrer, ils laissèrent le louvart derrière eux, avec l’intention de venir le chercher une fois sa mère tuée.
Les chasseurs du premier groupe, trop peu nombreux, c’étaient fait semer par la louve, qui apparemment avait compris que la diversion n’avait pas marchée. C’est pourquoi les deux autres groupes leurs venaient en aide après les avoir retrouvés, et la traque continuait avec les chiens.
Mais Kitok se sentait vraiment mal, les loups qui venaient d’être tué n’avaient même pas un an, il l’avait sentit à leurs odeurs, comme pour des chiens. Les remords commençaient à le ronger, il aurait tellement aimé se racheter, mais comment ? C’est alors qu’il pensa au louvart survivant. Peut être que s’il le libérait il pourrait s’en sortir avec un peut de chance ? Car il se doutait que son avenir avec les hommes risquait d’être bien sombre.
Il pris sa décision, il ralentit l’allure jusqu'à ce qu’il soit hors de vue des chasseurs et des autres chiens, il pourrait toujours dire qu’il s’était perdu. Puis il fit demi-tour, et retrouva le louvart.
Quand il arriva prés de lui, ce dernier se mit à grogner. Cela inquiéta Kitok, car ce louvart était bien grand, il avait déjà la même taille que lui !
Lorsque Kitok s’en approcha, ses grognements redoublèrent et prirent une intonation plus féroce, et il avait un regard terrible. Comme il n’y avait plus d’homme sur les lieux, il n’était plus paralysé par la peur. Comment allait-il réagir une fois libre ? Vu sa taille il aurait pu se montrer dangereux ! Mais Kitok prit le risque.
- Calme-toi, je viens te libérer, lui dit-il.
Puis il coupa avec ses dents les cordes qui attachaient ses énormes pattes, d’abord celle de devant, puis celle de derrière, et pendant ce temps le louvart n’arrêta pas de grogner tout en restant immobile. Mais dés qu’il fut débarrassé de ces liens, il se mis debout, posa le bout de son museau à terre et avec les pattes de devant il arracha, en la poussant vers le bas, la corde qui lui maintenait la gueule fermée.
Et tout d’un coup Kitok se retrouva devant animal libre de ces mouvements et qui lui montrait les crocs à moins d’un mètre de lui ! Et là il se sentit vraiment petit.
- Je ne te veux pas de mal, du calme, je…
En un éclair le louvart partit en courant, si vite qu’il en devenait flou !
Kitok faillit presque s’évanouir quand la tension retomba en lui !
Mais il ne fallait pas, il risquait d’avoir des ennuis si les chasseurs le retrouvaient ici. Alors il partit rejoindre les autres. Plus tard, quand ils découvrirent les cordes coupé là où ils avaient laissé le louvart, les chasseurs crurent qu’il fut libéré par un autre membre de la meute qui avait dû leurs échapper, peut être la louve blanche qu’ils n’avaient pas réussie à rattraper ? Mais jamais ils n’auraient imaginé qu’un chien puisse les trahir !
Le soir, de retour en ville, Kitok ne parvint pas à trouver le sommeil, il repensait à cette louve, il n’osa pas imaginer ce qu’elle a dû ressentir suite à la perte de son compagnon et, surtout, de ses enfants ! Il s’imagina à sa place, et il fut pris de frissons.
Il revoyait les quatre louvarts gris, effrayés et paniqués, et qui semblaient bien inoffensifs, se prendre une balle dans la tête chacun, et la terreur dans leurs yeux quand ils ont compris ce qui allait leur arriver.
Il était tellement mal à l’aise qui n’en parla pas à Boris, il n’alla même pas le voir d’ailleurs.
Il se rappelait la promesse qu’il s’était faite : être tolérant envers les autres. Et bien il avait trahi cette promesse ! Le fait d’avoir été influencé par les histoires qu’il avait entendues sur les loups ne constituait pas une excuse à l’intolérance qu’il avait fait part envers eux.
Et après la rencontre avec Muk et Luk il croyait avoir compris qu’il ne fallait pas juger trop vite ceux qu’il ne connaissait pas. Pourtant, il avait jugé ces loups comme étant des bêtes immondes alors même qu’il ignorait tout d’eux !
Il voulait partir à la recherche de la louve et de son dernier petit, pour leur venir en aide. En effet ils se retrouvaient seuls et ce serait bientôt l’hiver, lequel risquait d’être très difficile pour eux.
Mais le pouvait-il ? Il avait un travail ici, il était loyal envers les humains. Soudain il pensa à une chose : c’était des humains qui avaient organisé ce carnage ! Lui qui avait jusque là une confiance aveugle envers eux… il tomba de haut ! Et puis il avait participé à la chasse, il se sentait responsable du massacre auquel il avait assisté.
Non, il fallait qu’il la retrouve, il fallait qu’il l’aide.
C’est ainsi que, dés le lendemain matin, il partit à sa recherche.
Il retourna à l’endroit où il avait libéré le louvart blanc, et là ce fut horrible. Avant de partir, les chasseurs avaient dépecé le loup adulte et quatre autres jeunes, puis ils avaient laissé leurs cadavres sur place. A la vue de ces cinq corps sanglants Kitok fut pris par une soudaine envie de vomir. Mais il se rappela pourquoi il était ici, il fallait qu’il pense aux vivants maintenant.
A partir de cet endroit maudit il suivit la piste du louvart, que les chasseurs avaient abandonnée car ils avaient trop de retard sur lui. Les humains sont de vrais balourds, ils sont lents, ils ne peuvent pas ce déplacer très longtemps, ils se fatiguent si vite ! Comme il était seul Kitok pouvait ainsi avancer rapidement et très longtemps, sans ce soucier de ne pas distancer des chasseurs qui doivent rester en vue.
L’odeur du louvart était mêlée à une autre, celle de la louve ! Une fois son petit retrouvé, elle avait dû faire le chemin inverse et retourner voir son compagnon et ces autres enfants, après le départ des chasseurs. Quel choc ça a dû être pour elle quand elle a découvert ce spectacle !
Malgré sa vitesse, à la nuit tombée, Kitok ne les avait toujours pas retrouvés. Il marcha aussi longtemps qu’il le pu, puis il se roula en boulle pour dormir, épuisé, sous un arbre.
Pendant la nuit il entendit des hurlements au loin, il y avait deux loups dont un qui avait une voix jeune. C’était eux ! Kitok en était sûr. Il voulut partir tout de suite, mais il se ravisa : il était déjà trop fatigué, il n’aurait pas pu les rejoindre. De plus, quelque instant après, d’autres hurlements se firent entendre dans une autre direction, et cette fois il y avait trois loups ! Si Kitok tombait sur eux ça pourrait aller très mal pour lui.
Les hurlements continuaient, Kitok les écoutait. Ceux de la louve et du louvart portaient en eux une telle tristesse ! Il n’avait jamais connu une expression du chagrin aussi intense, ces cris de détresse et de désespoir l’atteignirent droit au cœur. Kitok était au bord des larmes, et, même après que ces hurlements se soient tût, il eut vraiment du mal à s’endormir malgré la fatigue.
Le lendemain il repris sa traque, et en début d’après-midi il les trouva.
La louve et son fils étaient couchés dans une petite clairière, ils paraissaient très tristes.
Kitok s’avança sans se cacher, et quand la louve l’aperçu elle entra dans une rage folle !
- TARAK METS-TOI À L’ABRI ! Cria-t-elle à son fils. ET TOI NE LE TOUCHE PAS ! Dit-elle à Kitok.
Elle pris un air terrifiant, retroussant ses babines, hérissant ses poils et grognant aussi fort qu’elle le pouvait. La colère et le désespoir semblaient lui donner une force énorme !
- Du calme, du calme, je ne veux pas vous faire du mal…
Mais la louve lui sauta dessus. Kitok n’eut qu’une fraction de seconde pour réagir, il décida de se soumettre et se laissa tomber sur le dos. La louve le percuta de plein fouet, et elle lui donna un coup de dent sauvage dans
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| 16 Novembre 2010 | ||
Ancien Modérateur | ||
| Is that a piano ? |
J'ai adoré même si je crois qu'il manque la fin non? ![]() |