Muk & Luk
Cette
courte fanfic raconte l’histoire de Muk et de Luk, et leur rencontre avec Boris
et le père de Balto.
Première
version publiée en juillet 2005
Texte
révisé en juin 2007
La mère
de Muk et Luk s’appelait Megala, leur père n’avait passé que peut de temps avec
elle, comme cela se fait toujours avec les ours.
Au début
tout semblait normal, mais très vite Megala se rendit compte que Luk
grandissait moins vite que la normale. Mais bon ! Après tout ça arrive
parfois que certains aient une croissance plus lente.
Là où
elle commença à s’inquiéter c’est quand tous d’un coup la croissance de Muk
s’arrêta, là ça voulait dire que quelque chose n’allait pas, et bizarrement Muk
semblait plus précoce, tandis que Luk restait un "gros bébé" et
n’avais pas encore commencé à parler.
Quelques
semaines plus tard, Muk était toujours aussi petit, mais très vigoureux et
débrouillard, tout le contraire de Luk qui, bien que plus grand, restait muet,
mais il parvenait à se faire comprendre de son frère. Mais surtout il semblait
que Luk avait également cessé de grandir !
Elle se
rendit compte que la situation était grave le jour où elle découvrit que tous
deux avaient peur de l’eau, alors que les ours polaires passent énormément de
temps à nager en mer ! Là c’était trop, il était clair que Muk et Luk
n’étaient pas apte à survivre dans la nature.
Et dans
ce cas son instinct lui dictait une seule conduite : abandonner ces petits
qui de toutes façons ne vivraient pas ! Mais c’était sans compter avec son
amour maternel.
Seulement,
quelques jours après, elle découvrit le corps de leur père. Elle ne parvint pas
à savoir de quoi il était mort, il ne présentait aucune trace de blessure ou de
maladie. Et comme il était jeune, et ne pouvait donc pas être mort de
vieillesse, ça voulait peut être dire que quelque chose en lui n’allait pas, et
qui apparemment avait été transmis à ces deux enfants.
Cela la
décida à abandonner ces deux fils infirmes. Cela lui fendait le cœur, mais la
survie de l’espèce doit passer avant tout, même devant l’amour d’une mère pour
ses petits !
…
Muk se réveilla en sursaut. Il lui semblait que quelque chose n’allait pas.
-
Maman !
Pas de réponse.
- Maman
où est-tu ? … MAAAAAMAAAAAN ?
Luk, en
se réveillant, demanda ce qui se passait.
- Je ne
sais pas, maman n’est pas là et je ne sais pas où elle est ! Je crois
qu’on va attendre qu’elle revienne.
Mais les
heures passèrent, et toujours aucune trace de leur mère.
Luk
demandait où elle était.
- Je sais
pas, elle doit avoir du mal à trouver de la nourriture pour nous.
Mais leur
attente s’éternisait et bientôt Muk et Luk s’inquiétèrent, ils pensaient que
quelque chose était arrivée à Megala. Ils décidèrent de partir à sa recherche.
Pendant
plusieurs jours il n’avait de cesse de fouiner dans tous les coins, sans
succès. Car leur mère était partie vers le nord alors qu’eux la cherchaient
vers le sud.
C’était le début de l’été,
Muk et Luk parvenaient à survivre en mangeant des petits rongeurs qu’ils
attrapaient, et surtout des baies et des lichens. Mais il était évident qu’ils
ne parviendraient pas à passer à l’hiver dans ces conditions. Sans aide, ils
étaient condamnés.
Durant
leur errance, il se dirigeait vers le sud en suivant la côte.
A un
moment ils arrivèrent à un endroit très bizarre où il y avait d’étranges
créatures marchant sur deux pattes. Leur mère ne leur avait pas encore enseigné
la peur des hommes, mais d’instinct ils se méfiaient de tous ce qu’ils ne
connaissaient pas, ils les regardèrent donc à distance en prenant soin de ne
pas être vu.
Puis il
arrivèrent à un endroit tout aussi étrange, il semblait que la terre et les
rochets avaient été enlevés, (il s’agissait en fait d’une carrière abandonnée)
et là ils aperçurent un oiseau au sol et qui avait l’air plutôt maladroit.
-
Regarde, un oiseau ! Dit Muk.
Luk lui
demanda s’il voulait l’attraper.
- On
pourrait essayer.
Les deux
oursons n’étaient pas enthousiastes à cette idée, mais ils étaient affamés, ils
auraient avalé n’importe quoi !
Ils
essayèrent donc de l’attraper, mais sans y parvenir car l’oiseau se déplaçait
plus vite qu’eux, mais bizarrement il ne partait pas en volant. Par contre il
se mit à crier « Kitok » !
Muk et
Luk ne savaient pas ce que ce mot voulait dire, mais tout d’un coup ils virent
arriver un animal qu’il reconnurent d’instinct : Un loup ! En tout
cas il y ressemblait beaucoup.
Muk et
Luk prirent peur et partirent en courant, heureusement le loup ne les
poursuivit pas.
Une fois
remis de leurs émotions, ils continuèrent à fureter dans les environs. Mais
quelques heures plus tard il tombèrent cette fois sur plusieurs loups, une
vraie meute !
Muk et
Luk ne durent leur salut qu’a un arbre auquel ils grimpèrent, mais ils étaient
maintenant coincés, et en bas les loups attendaient.
- Nirgal,
vous êtes sûr que leur mère ne va pas venir ? Dit l’un d’eux.
Le plus
grand loup, de couleur beige, lui répondit.
- Il n’y
a pas d’ours polaire par ici, ils sont égarés. Et en plus ils sont petits pour
la saison, ce sont des faibles. Allez les gars ! Descendez de là ! On
vous tuera rapidement, je vous le promets.
Puis
l’attente de prolongea, les autres attendaient patiemment en bas. Ce qui sauva
les deux ours ce furent les bipèdes qui appelèrent les "loups", alors
ces derniers obéirent !
Mais
avant de partir Nirgal leur dit :
- Vous
avez de la chance, nos maîtres nous appellent pour travailler, mais la
prochaine fois…
Et il fit
claquer ses mâchoires dans le vide !
Muk et
Luk regardèrent les autres partir, ils voulaient attendre un moment avant de
descendre pour être sûr qu’ils n’étaient plus là. Mais peut de temps après un
autre loup arriva, c’était celui qui les avait attaqués quand ils avaient
essayé d’attraper l’oiseau.
-
Bonjour, comment vous appelez-vous ? Dit ce dernier. Moi c’est Kitok.
- Moi
c’est Muk, et mon frère c’est Luk mais il ne parle pas. Tu vas nous
manger ?
Kitok
sourit.
- Mais
non, je ne vous ferais pas de mal. Aller, descendez de là.
- L’autre
loup aussi voulait qu’on descende, il voulait nous manger.
- Qui
ça ? Nirgal ? Ce n’est pas un loup, c’est un chien, tout comme moi.
Lui il est méchant, mais ce n’est pas mon cas, vous n’avez pas à avoir peur.
- C’est
vrai ça ? Pourtant tout à l’heure tu nous attaqué !
- Je défendais
mon ami, c’est tout.
-
Oh ! On est désolé, on était perdu, et on avait tellement faim. On ne
savait que cet oiseau était ton ami.
- Mais je
ne vous en veux pas. Je vous promets que je ne vous ferais pas de mal.
- C’est
vrai.
- Oui, et
si vous avez faim je vous apporterais à manger si vous le voulez. Bon ! En
attendant il faudrait penser à descendre, on ne va pas y passer la journée, et
puis Nirgal pourrait revenir !
Convaincu,
mais pas très rassuré non plus, Muk descendit, suivit de son frère, et il crut
mourir de peur lorsque Kitok s’approcha pour les sentir, mais il ne leur fit
pas de mal.
Puis il
les ramena à la vielle carrière.
- Tu es
fou, ils vont manger moi ! Dit l’oiseau quand il vit que Kitok ramenait
les deux oursons.
- Du
calme, comme je te l’ais dit ils ne savaient pas trop ce qu’ils faisaient.
- Pardon,
dit Muk, on avait trop faim, on ne savait pas trop ce qu’on faisait. Tu nous pardonnes ?
- Peut
être. Et comment vous appelez d’abord !
- Muk, et
mon frère c’est Luk mais il ne parle pas.
- Moi
c’est Boris. Puis il se tourna vers Kitok. Et que tu veux faire d’eux ?
- Quelle
question, on va les garder avec nous !
- Oh non !
- Oh si, tout
comme je l’avais fait avec toi !
-
Super ! Cria Muk, on t’aime déjà Boris !
Pendant
plusieurs semaines Muk et Luk restèrent avec Boris et Kitok. Les trois premiers
habitaient dans la carrière, et devaient faire attention à Nirgal, mais Kitok
savait quand il était là ou quand il partait travailler, ce qui fait que la
confrontation put être évitée.
Puis un jour
Kitok partit en forêt et y disparut pendant un long moment.
Boris et
les deux oursons furent très inquiet et se demandaient s’il n’était pas
mort ! Mais il finit par revenir, et c’était pour donner une grande
nouvelle : Il avait pris une compagne, enfin !
Boris fut très content,
jusqu’au moment où il lui dit de qui il s’agissait.
- C’est
une louve, elle s’appelle Aniu.
Boris
resta sans voix un instant, avant de crier :
- QUOI ! Mais complètement fou tu es, elle va
tuer toi !
-
Boooris, elle ne me veut pas de mal.
Mais
Boris semblait ne pas le croire.
- Je te
jure que c’est vrai, en fait… je veux rester avec elle pour l’aider jusqu’au
printemps, elle a eu un passage très difficile tu sais.
Et Kitok
raconta les circonstances tragiques qui avait précédé sa rencontre avec Aniu.
Boris resta méfiant mais il finit par accepter, de toute façon il ne pouvait
pas le retenir de force.
- Tu vas
partir ? Demanda Muk.
- Oui,
elle et son petit se sont installés dans un territoire prés de la ville de
Nome, et j’y suis déjà allé dans cette ville : J’ais repéré un vieux
bateau à l’écart qui ferait un bon abri pour vous.
- Tu veux
qu’on parte à Nome ? Demanda Boris.
- Oh
oui ! Dit Muk, on pourra reste avec Kitok, hein oncle Boris !
- Oncle
Boris ? C’est
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