l’été et il faisait chaud, il avait
soif, de plus en plus, il avait mal, mais surtout il était fou d’inquiétude. « Comment
peut-on faire un chose aussi cruelle », se dit-il, c’est horrible cette
attente, ce stress qui monte d’heure en heure !
Bientôt
il se demanda s’il ne devait pas… non ! Hors de question de faire ça… et
pourtant se serait le seul moyen de se libérer de cette monstruosité qui lui
tenait la patte.
Il avait
entendu dire que parfois des animaux pris dans de tel piège… se rongeait la
patte pour se libérer. Mais il n’osa même pas imaginer la douleur, et les
conséquences d’un tel acte, mais pourtant il y pensait, de plus en plus !
Heureusement, si on peut dire, avant que Balto n’en viennent à une telle extrémité il entendit des pas s’approcher : Les poseurs du piège revenaient ! Jamais Balto n’eut autant peur que quand il les vit arriver (car ils étaient deux), c’était pire que lors de l’attaque des chasseurs il y a plus d’un an, car dans ce cas il fut pris par surprise, il n’eut pas le temps de gamberger, alors que là il avait attendu leur arrivée avec angoisse.
- Tiens !
Regarde ça ! Je t’avais dit que c’était le bon endroit pour attraper ce
chien-loup.
- C’est
bien lui ?
- Mais
oui t’inquiète pas. Prépare ta perche au lieu de parler.
L’un d’eux s’approcha de
Balto avec une longue perche doté d’une corde faisant une boucle à son
extrémité, et dont un bout était tenu par l’homme. D’un geste vif il passa la
corde autour du cou de Balto puis il serra, c’est à ce moment là qu’il essaya
de se libérer, mais sans résultat. Le deuxième attrapa une patte et tira pour
faire tomber Balto sur le flan, puis, pendant que l’autre lui plaquait la tête
au sol avec sa perche, il attacha ses pattes ensemble, enroulas une corde
autour de son museau pour l’empêcher de mordre, et enfin lui mis un sac de
toile sur la tête. Pendant ce temps, bien évidemment, Balto se démenait comme
un beau diable pour essayer de se libérer, mais les autres savaient y faire,
ils n’en étaient pas à leur coup d’essai, et même si Balto leur donna plus de
fil à retordre qu’a l’accoutumé ils parvinrent à le maîtriser. Ensuite ils lui
enlevèrent le piège, à ce moment là douleur devient presque insupportable quand
le sang se remis à circuler dans sa patte et Balto serra les mâchoires pour ne
pas hurler.
Puis ils
l’emmenèrent, Balto ne savait pas où à cause du sac sur sa tête, et le voyage
dura quelques dizaines de minutes. Ensuite il fut jeté dans une cage, après
avoir été détaché, à l’intérieur d’une cave humide et sombre. Il se mit tous de
suite à lécher sa patte meurtrie, heureusement le modèle du piège qu’ils
avaient utilisé était conçu pour blesser le moins possible, avec des mâchoires
larges pour répartir la pression sur une grande surface, mais malgré tous il
lui avait fait très mal.
Balto
sentait qu’il y avait d’autres chiens dans cette maison, mais ça ne le rassura
pas pour autant !
- Alors,
que fait ont de lui ?
- Il
ressemble beaucoup à un loup mais il n’a pas peur de l’homme, on pourrait le
vendre à un cirque, ou à un zoo, comme ont voulait le faire au départ.
- Les
zoos veulent des vrais loups, plutôt un cirque, ou bien un montreur d’animaux,
si son comportement est proche du chien il devrait être facile à dresser.
- Il a
aussi de belles dents, et a l’air souple et agile, pour les combats de chiens
il pourrait faire l’affaire.
- Mais il
est un peut gringalet je trouve, il ne doit pas faire plus de 30 Kg, il risque
de ne pas faire le poids. Enfin ! On verra.
Puis ils
essayèrent de la faire sortir de la cage. Au moment ou l’un d’eux voulut lui
passer une corde autour du cou, Balto ne su pas ce qu’il lui prit, mais d’en
coup il pivota vivement la tête et mordit l’homme à la main ! Pas bien
fort, mais il le blessa quand même.
-
AAAAh ! … Enfoiré !
- Il est
rapide ! Je l’ais pas vu faire.
L’homme
tenait sa main qui saignait, et il fusillait Balto du regard.
- Tu veux
jouer au con avec moi ? Et ben tu vas être servit, tu peux le
croire !
Les deux
hommes refermèrent la cage, s’en allèrent, puis revinrent avec des cordes, une
ficelle, un filet, et un objet que Balto n’avait encore jamais vu. Ils
ouvrirent la cage en grand, et avant que Balto ait le temps de réagir ils lui
jetèrent le filet dessus. Il ne pu rien faire quand ils le tirèrent hors de la
cage, puis se mirent à lui enrouler le ficelle autours du museau, et à lui
attacher les pattes deux par deux, au fur et à mesure qu’il le sortait du
filet.
Une fois
Balto immobilisé, ils le traînèrent prés d’un mur, et l’attachèrent par les
pattes de devant à un anneau en hauteur, de fait que ces pattes arrières
touchaient le sol et qu’il était comme cabré. Puis un des hommes, celui que
Balto avait mordu, pris le mystérieux objet qu’ils avaient apporté et le
déroula sur le sol d’un geste sec. Balto ne savait pas ce qu’était un fouet,
mais il le comprit vite.
Juste
avant il vit un chien par la petite fenêtre. On aurait dit… mais oui !
C’était Steele ! Que faisait-il là ! Et il semblait sourire, comme
s’il prenait du plaisir à…
La
douleur effroyable du premier coup de fouet qui lui cingla le dos lui fit tout
de suite oublier Steele. Il essaya de crier, mais n’y parvint pas à cause de la
ficelle qui lui maintenait la gueule fermée. Il vit l’autre armer son bras pour
un nouveau coup, et essaya de s’y soustraire, mais, retenus par l’anneau, il ne
fit que pivoter sur lui-même, ce qui fit que le deuxième coup atteignit cette
fois le flanc et le ventre.
- Ah tu fais
moins le fier là, hein ! Tiens prend ça. Et il lui assena un troisième
coup. Tu réfléchiras à deux fois avant de me mordre la prochaine fois, et prend
encore ça ! … Et encore, tiens !
- Ca
suffit maintenant, non ? Dit l’autre. Ça fait cinq coups, je crois qu’il a
compris !
-
Non ! C’est un dur à cuire celui là, il est à moitié loup !
Et en
prenant son temps, il lui assena cinq autres coups de fouet. Balto essaya de
toutes ses forces de se détacher ou de se soustraire à cette horreur, mais en
vain, il ne parvint qu’a s’épuiser, et à exposer toutes le parties de sont
corps.
- Là, il
a son compte.
Balto
soufrait énormément, il avait l’impression d’avoir dix traînées de feu sur lui.
- Alors
écoute-moi coco, je vais t’en faire baver, et si veut rester en vie tu intérêt
à te tenir à carreaux !
Balto
sentait qu’il partait, il eut juste le temps de voir Steele qui semblait ravit
à travers la vitre, puis il perdit connaissance.
…
Un mois
plus tard…
Après
trente jours de mauvais traitement, Balto allait très mal. Physiquement ça
pouvait aller, ce n’est pas les blessures et les chocs qu’il subissait qui
risquait de le mettre en danger, mais du point de vue mental il était ravagé.
- Alors
tu veux voir s’il sait se battre ? Mais il faudrait pas qu’il soit
grièvement blessé, sinon il risque de perdre de sa valeur au cas où on le vend
à un cirque.
- Pas de
problème, le vieux Nick a perdu la moitié de ses dents, et il boite comme
jamais, je crois qu’il n’en ferra qu’une bouchée.
Ils
emmenèrent Balto dans une petite cours fermée et le laissèrent avec un vieux
chien copieusement balafré, ils observaient depuis une fenêtre fermée par des
barreaux.
Le vieux
chien se mit tout de suite à grogner vers Balto.
- Du
calme je ne te veux aucun mal, dit Balto.
Mais pour
toute réponse l’autre lui sauta dessus et le mordit violemment au cou,
heureusement ces crocs étaient usés et il ne fit pas grand mal à Balto qui
parvint à le repousser.
- Ca va
pas non !
L’autre
revint à la charge, et Balto s’enfuit. Pendant plusieurs minutes se fut la
course dans la cour, pas très rapide car l’autre boitait, mais ils couraient
quand même.
- Il ne veut pas se battre
ce salaud ! Dit un des hommes. Il est à moitié loup pourtant ?
Hé ! Fais voir ce que t’a dans les tripes !
L’autre
chien était expérimenté, il parvint à bloquer Balto dans un coin, puis il lui
sauta dessus et essaya de l’attraper à la gorge, Balto se défendit en le
mordant à la patte avant gauche. Il s’éloigna en marchant encore plus mal, mais
revient à la charge, ce chien semblait comme fou, il était clair qu’il tuerait
Balto s’il le pouvait.
Pendant
plus d’un quart d’heure, lui et Balto se battaient, l’autre chien n’arrêtait
pas d’avancer et de reculer, pour déstabiliser son adversaire, et Balto se
faisait avoir, c’était la première fois qu’il se battait, il n’avait aucune
expérience.
Puis le
vieux chien décida d’attaquer pour de bon, il attrapa Balto par la nuque et
essaya de lui briser les vertèbres !
Balto
parvint à ce dégager, et d’un coup il sentit en lui comme un déchaînement, ses
instincts les plus profond refaisaient surface. Il attrapa le vieux chien par
la gorge… et il perdit le contrôle de lui-même, ses mâchoires semblaient
fonctionner toute seule, il eut vaguement conscience de ce qu’il faisait.
Lorsqu’il reprit ses
esprits, il se rendit compte qu’il était couvert de sang, et qu’il avait
littéralement mis en pièce l’autre chien ! Il en fut profondément
horrifié.
-
Wow ! Dit donc ! Une vraie boucherie ! J’ais rarement vu
ça !
- En
effet,
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| 30 Septembre 2011 | ||
Admin du Site, Constructeur de Site (Inf... | ||
| Grande Méchante Admin ~ |
Woow je n'avais jamais lu et commenté - c'est en tout cas une superbe
histoire, très dur à lire et à vivre pour Balto, mais passionnante.
Dommage que les grands écrivains comme toi ne passent plus ici ![]() |
![]() | 16 Juillet 2010 | |
merci! tu m'as fait comprendre, plus que Miyazakhi lui-même, le point
de vue de San! |
![]() | 29 Janvier 2010 | |
pour ce que j'ai lu, il était très bon! Mais depuis que je suis
anglais j'ai dû utiliser un traducteur thats pourquoi j'ai cessé de
lire xD |