jusqu’au derniers, nous ignorons pourquoi, mais c’est ce
qu’ils essayent de faire.
Kitok n’était pas étonné qu’Aniu ait
demandé à son fils aîné de les surveiller lui et Balto, et une fois de plus il
constata à quel point le jeune loup était naturellement doué pour la traque, la
surveillance et la surprise.
- Balto
n’ira pas plus loin !
Tarak
sortit de sa cachette et se planta devant Kitok, le dominant de sa
haute taille, et même l’écrasant de sa masse. Ce n’était encore qu’un
adolescent, il était bien jeune par rapport à Kitok. Mais il
était tellement plus grand et plus puissant, tellement plus majestueux, et
avait une voix tellement plus grave et profonde, que Kitokparaissait presque pitoyable en comparaison.
- Tarak
écoute-moi, je... enfin je...
Mais le
regard orange du grand loup blanc plongeait dans le sien, et il fut incapable
de prononcer un mot de plus.
- Tu
n’iras pas en ville avec Balto ! Dit Tarak sur un ton ferme.
Puis il
quitta le chemin et passa derrière Kitok. Quand ce dernier se
retourna pour essayer de lui parler, Tarak avait disparut comme par magie,
encore une chose pour laquelle il était doué !
La voie
vers la ville semblait libre, mais Kitok savait que ce n’était
même pas la peine d’essayer d’y emmener Balto avec "Big brother" qui
le surveillait.
- Puisque
c’est comme ça, nous allons promener, et faire des courses pour t’apprendre à
courir.
Plusieurs
heures après, Balto était bien fatigué, mais heureux d’avoir dégourdit ces
jeunes muscles. Lui et son père retournaient à la tanière.
Quand
tout à coup ils entendirent Tarak crier :
-
COUREZ ! DES CHASSEURS !
Kitok n’avait rien senti ni entendu,
mais il savait que Tarak n’était pas du genre à plaisanter sur ce sujet, et il
voulut prendre Balto dans sa gueule pour aller plus vite.
Mais trop
tard ! Balto entendit un sifflement puis un choc mat sur son père, tout de
suite suivit par le bruit effroyable de la détonation. Kitoktomba au sol, et lâcha Balto qui roula par terre. Quand il se remit sur ces
pattes, il vit son père au sol, gémissant et se tordant de douleur.
Il resta
quelques instants immobile, ne sachant que faire, et sans se rendre compte qu’on
s’approchait de lui. Puis une main l’attrapa, et il se retrouva face au visage
d’un homme qui l’examinait. Au-dessous de lui des chiens de chasse aboyaient
furieusement, prêts à le déchiqueter si l’homme le reposait par terre.
- Tu as
raison, il est à moitié loup, il faut trouver ses frères et sœurs pour les
tuer, ces bêtes peuvent être très dangereuses si elles n’ont pas peur de
l’homme.
- Que
fait-on de ce sale chien, il est bien touché.
-
Achève-le, s’il fréquente une louve s’est qu’il a mal tourné.
Balto ne
voyait pas ce qui se passait, mais il entendit le nouveau coup de feu qui lui
déchira les oreilles.
- Les
chiens ont trouvé la trace, cria un autre homme un peut plus loin. Je crois
qu’elle mène à une vielle tanière qui était inoccupée l’année dernière, je sais
où elle est.
- Très
bien, allons-y.
L’homme
tenait Balto à bout de bras maintenant, prés d’un buisson. Soudain, une tornade
blanche en jaillit ! Ni les hommes ni les chiens n’eurent le temps de
réagir, Balto se trouva pris dans de formidables mâchoires et fut emporté à
toute vitesse dans les bois. C’est alors qu’il se rendit compte que le monstre
blanc qui l’avait attrapé n’était autre que son grand frère.
Puis il
repensa à son père, il n’avait pas encore compris ce qui c’était passé.
-
PAPA ! Il faut aller le chercher. Tarak, arrête-toi !
Mais son
grand frère se contenta d’émettre un grondement qui lui ordonna de se taire, ce
qu’il fit.
Tarak
courait ventre à terre, et souvent des branches fouettaient la tête ou
l’arrière train de Balto, mais il ne s’en plaignait pas, comprenant que la
situation était grave.
Ils
arrivèrent enfin à la tanière, Tarak déposa Balto par terre, puis discuta très
vite avec sa mère. Balto n’avait pas fait attention à ce qu’ils disaient, il en
était encore à essayer de comprendre ce qui venait de se passer, mais il
entendit quand même les aboiements des chiens de chasse : Les hommes
venaient ici !
Ce n’est
que bien plus tard qu’il compris le terrible choix que sa mère et son grand
frère durent faire : Il fallait fuir, rapidement et tout de suite !
Mais Aniu et Tarak ne pouvaient transporter dans leurs gueules qu’un seul petit
chacun, alors qu’il y en avait trois ! Il fallait donc choisir celui qui
allait devoir rester, celui qui devait mourir pour sauver les deux
autres !
Pourquoi
est-ce Balto qui a été abandonné ? Peut être parce qu’il était le
plus petit et le moins fort, ou peut être parce qu’il était plus proche du
chien et pas assez loup ?
Tarak
attrapa Waoss, Anui prit Nitti, puis ils partirent en courant, ils n’avaient
même pas le temps de dire quoi que ce soit à Balto ! La situation était
trop urgente, ils leurs fallaient prendre le plus d’avance possible s’ils
voulaient avoir une chance de s’échapper, la moindre seconde de perdue aurait pu
être fatale.
-
Maman ! Tarak ! Où allez-vous ?
Mais sa
mère et son frère étaient déjà hors de vue, Balto se mis à courir de toutes ces
forces dans leur direction, mais avec ses petites pattes il était bien
incapable de les rattraper, ni d’ailleurs de semer les chiens qui se
rapprochaient dangereusement.
-
Attendaient-moi ! TARAK, MAMAAAAAAAAAAN !
Balto se
mis à paniquer, c’était la première fois de sa vie qu’il se retrouvait
complètement seul, et ces chiens qui étaient presque sur lui maintenant, et les
chasseurs qui arrivaient derrière !
Il ne
savait pas quoi faire, il aperçut une fente entre deux rochers et
instinctivement s’y précipita, juste quand un grand chien arrivait sur lui. Il
échappa in extremis à son coup de dent et se blottis au font de la fente, mais
elle était juste assez profonde ! Le chien enfonça son museau entre les
deux pierres et essaya d’attraper Balto, un autre fit de même au-dessus, leurs
mâchoires claquaient à quelque centimètre de lui, et ils grognaient et
aboyaient furieusement, d’autre derrière aboyaient aussi.
Balto
hurlait de terreur, il se voyait déjà mis en pièce par ces monstres, quand tous
d’un coup ils se retirèrent, puis se calmèrent : Leurs maîtres étaient là !
Une main
gantée s’introduisit dans la fente et agrippa Balto qui essayait de se défendre
en vain, puis il se retrouva dehors, entouré par au moins six hommes et une
dizaine de chiens.
- Tiens
donc, comme on se retrouve ! Alors tes parents t’on abandonné ?
Les
autres partirent à la poursuite de Tarak et Aniu, mais peut de temps après ils
revinrent bredouilles, et passablement énervés.
Celui qui
tenait Balto releva sont bras pour le mettre en évidence.
- Bon, on
en fait quoi de ça, je le balance aux chiens pour qu’ils le bouffent ?
- Mmmm,
on pourrait essayer à nouveau le coup de l’autre fois, les loups ne doivent pas
être vraiment loin, non ?
-
Ouais ! C’est une bonne idée.
Ils
revinrent prés de la tanière et attachèrent Balto à un arbre, puis ils semblèrent
partir.
Chapitre 3
- Ils
sont morts... ils sont morts !
-
Qu’est ce qu’il raconte encore ? Demanda Kirby.
- Je
ne sais pas, dit Jenna. Il souffre, je crois qu’il se souvient de son passé, et
ça n’a pas l’air d’être joyeux.
- Je
sais ce que c’est, dit Boris sur un ton grave. Je sais ce que c’est !
Pendant
des heures et des heures Balto attendit, il essaya de se détacher, il s’en prit
à la chaîne, mais sans résultat.
Il se mit
à pleuvoir fort, plus que jamais il se sentait seul. Enfin pas tout à fait,
c’était justement ça le problème, il sentait que les humains n’étaient pas
loin, même si leurs odeurs avaient disparu après le début de la pluie, il
savait qu’ils étaient toujours là.
Et
l’attente se prolongea, interminable. Balto était désespéré, il ne savait pas
quel sort l’attendait, quand soudain il perçut une odeur familière : Aniu,
elle était revenue le chercher ! Et plus loin Tarak aussi était là !
Puis sa
mère apparue enfin entre deux buissons. Balto en fut heureux, mais cela ne fit
que rendre la suite plus douloureuse.
Il y eut
un éclair rouge, immédiatement suivit d’une détonation.
Aniu fut
tuée sur le coup, touchée en pleine tête. Elle s’effondra au sol tandis que son
sang éclaboussa les environs.
Les
chasseurs avaient utilisé Balto comme appât !
Balto fut trop choqué pour bien se
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| 30 Septembre 2011 | ||
Admin du Site, Constructeur de Site (Inf... | ||
| Grande Méchante Admin ~ |
Woow je n'avais jamais lu et commenté - c'est en tout cas une superbe
histoire, très dur à lire et à vivre pour Balto, mais passionnante.
Dommage que les grands écrivains comme toi ne passent plus ici ![]() |
![]() | 16 Juillet 2010 | |
merci! tu m'as fait comprendre, plus que Miyazakhi lui-même, le point
de vue de San! |
![]() | 29 Janvier 2010 | |
pour ce que j'ai lu, il était très bon! Mais depuis que je suis
anglais j'ai dû utiliser un traducteur thats pourquoi j'ai cessé de
lire xD |