mi-chemin entre Nome et la
Forêt, pour qu’il s’habitue à cette odeur si effrayant pour lui. Tout cela
était fait en secret, Kitok ne voulait pas que sa mère et son grand
frère ne soient au courant. Et puis le grand jour arriva, Balto était prêt, du
moins son père l’espérait.
Mais il
ne l’amena pas directement à la ville, et se dirigea vers un vieux bateau à
l’écart.
- Je vais
d’abord te présenter à des amis. Dit Kitok.
- Des
amis ? Des chiens comme moi et toi ?
- Non, tu
verras.
Comme ils
s’approchèrent, Balto remarqua qu’il y avait une oie sur le pont du bateau.
- Papa
regarde, une proie ! Attrape-la vite ! Ont l’amènera à maman pour
qu’elle la mange, elle sera contente !
-
Balto ! Ce n’est pas une proie, c’est un des mes amis, il s’appelle Boris.
-
Quoi ? Un oiseau ? Mais... normalement on les mange !
- Sauf
s’ils sont nos amis, celui là je le connais depuis que je suis tout petit, et
je ne permettrais jamais qu’on lui fasse du mal !
- Tiens
donc, tu amène encore orphelin ? dit Boris
- Ne soit
pas stupide, c’est un de mes fils, il s’appelle Balto.
- Il est
moitié loup alors... tu es sûr qu’il va pas manger moi ?
- Pfffffffffff,
pas plus que deux petits ours blancs qui ne grandissent pas. Au fait, où
sont-ils ?
- Juste à
coté, MUK ! LUK ! Venez ici, Kitok est là avec son fils.
- Ce sont
des bébés aussi ? Demanda Balto. Est ce que je pourrais jouer ave...
AAAAAAAAAAAAAAAAH !
Balto se
précipita entre les pattes de son père, terrorisé par l’arrivée tonitruante des
deux ours.
- Grosse
peluches bêtes, vous pouvez pas faire plus attentions quand vous arrivez !
- Pardon
oncle Boris. Dit Muk.
Balto fit
ainsi connaissance avec les amis de son père.
Kitok
présenta son fils, puis il discuta avec Boris. Au bout d’un moment ils
abordèrent la raison de la venue de Balto.
- Tu le mènes
en ville ? Demanda Boris.
- Oui, il
est plus proche du chien que son frère et sa sœur, peut être que lui vivra avec
les hommes.
- Il
ressemble beaucoup à loup, c’est pas dangereux ?
- Qu’est
ce que tu me raconte là ! Mon fils ressemble à un chien, et d’ailleurs il
est à moitié chien, je ne vois pas pourquoi il ressemblerait tellement à un
loup !
- Fait
attention quand même, ne laisse pas seul en ville, les hommes pourraient le
prendre pour...
- Ca
suffit Boris ! Je le mènerais en ville, un point c’est tout !
Sur ce, Kitokemmena sont fils en ville, pour ce qui était sûrement la plus grande découverte
de sa vie.
- Tu as
peur maintenant ?
- Un
peut, mais ça ira.
Mais
lorsque Balto vit un humain pour la première fois il eut un choc : Jamais
il ne s’était imaginé qu’ils étaient autant grands sur leurs deux pattes postérieures !
Mais il fut un peut déçu aussi, d’après ce qu’on lui avait raconté, il
s’attendait à voir de véritables monstres, portant en permanence des armes, des
pièges, et d’autres choses destinées à tuer les loups !
Puis il
entrèrent en ville pour de bon, il y avait des tas d’être humains ici, Balto
était très intimidé et se tenait le plus prés possible de son père. Mais il
était très intéressé aussi, il regardait partout.
- Maman
regarde, un bébé loup !
Kitok tourna tout de suite la tête,
c’était une petite fille qui parlait.
- Ma
chérie, ça ne peut pas être un loup voyons ! C’est un chiot, les loups eux
sont en forêt.
Puis la mère
et sa fille s’éloignèrent.
Kitok se dit que cette petite devait ne
pas bien y voir, mais ça l’inquiétait un peut, heureusement que Balto n’avait
pas entendu.
Puis il
rencontra un des ses amis, un gros saint-bernard.
- Salut Kitok,
comment ça va ?
- Bien,
et toi, Doc ?
- Bien
moi aussi. C’est ton fils ? Dit-il en désignant le chiot.
- Oui, il
s’appelle Balto.
- Qui est
sa mère ?
- Une lo…
une chienne que j’ais rencontré il y a peut, elle n’est pas en ville en ce
moment. Pourquoi tu me demandes ça ?
- Parce
qu’il me semble que ton fils… ressemble à un loup, surtout au niveau de
l’odeur.
Et il y
eut d’autres indices comme celui là, des passants qui se retournaient en
croisant Balto, un petit garçon qui le pointait du doigt, et les commentaires
des autres chiens « c’est fou comme il ressemble à un
louveteau ! », « c’est marrant, ont dirait un petit loup »
Balto
était trop émerveillé par ce qu’il découvrait pour ce rendre compte de tout
cela, mais il finit par voir que son père était inquiet.
-
Qu’est-ce qu’il y a papa ?
-
Rien ! Mais je crois qu’il est temps de rentrer.
-
Pourquoi ? On vient juste d’arriver, restons encore un peut !
-
NON ! On rentre tous de suite, aller dépêche-toi sinon ta mère ne sera pas
contente.
Sur le
chemin du retour Kitok repensait à cette première en ville :
Il devait être aveugle pour ne pas s’être rendu compte que Balto ressemblait
autant à un loup, et quand il grandirait, puis deviendrait adulte, ça ne ferait
qu’empirer.
Mais,
perdu dans ses pensés, il ne vit pas que, juste avant son départ, plusieurs
hommes se réunirent et discutèrent en les observant. Par contre Balto lui les
avait vus, et il avait remarqué que certains d’entre eux portaient des vêtements
particuliers. Ce n’est que plus tard qu’il su que ceux qui portent ce genre de
vêtement sont… des chasseurs.
…
- Tu es
fou d’avoir fais ça ! Vous auriez pus vous faire tuer tous les deux !
Cria la mère de Balto.
- Aniu
écoute-moi, Balto est attiré par les hommes, il est plus chien que loup, et...
- Il
ressemble à un loup, les hommes le tueront pour ça.
-
TARAK ! Tous les hommes ne sont pas comme ça, je pense qu’ils pourront
peut-être l’accepter.
- C’est
justement là le problème, "peut-être", tu n’es sûr de rien ! Dit
Aniu. Et le jour où il se retrouvera face à ceux qui ont tué mon premier
compagnon et presque tous mes enfants, que se passera-t-il ?
- Je...
Je ne sais pas. Répondit Kitok, embarrassé.
- Alors
Balto n’ira plus jamais en ville, tu m’entends, il restera un animal sauvage,
comme son frère et sa sœur. Cette discussion est terminée !
Puis
Aniu, accompagnée de Tarak, rejoignit ses enfants. Kitok était désolé
de ce qui venait de se dire, et plus encore que cette discussion ce soit passée
devant Balto qui avait forcément tout entendu, et tout comprit !
Chapitre 2
La
mère de Rosy faisait boire Balto. Il était trop faible pour se lever et boire
dans une gamelle, il fallait donc lui verser l’eau dans la gueule avec une
seringue que lui avait donnée le vétérinaire, et doucement, car sinon ça lui
faisait mal.
Quand
elle fut partie, Boris sortit de sa cachette et revint s’installer prés de
Balto.
-
J’ais pas l’impression que son état s’améliore, ce genre de fièvre peut
facilement être mortelle, et...
-
MEL ! Ça suffit ! Dit Jenna. On est tous au courrant de ça !
Boris
caressait délicatement la tête de Balto.
- Il
va s’en sortir. Hein que tu va aller mieux mon petit.
Puis
Balto recommença à parler, ou plutôt il essaya de crier :
-
Papa ! Il faut aller le chercher. Tarak, arrête-toi !
- Tu
m’emmènes encore en ville ? Demanda Balto à son père, alors qu’ils
marchaient dans la forêt.
- Oui,
répondit Kitok.
- Mais
maman ne veut pas !
- Elle ne
peut pas comprendre, ton grand frère non plus, il faut être un chien pour
comprendre qu’on est fait pour vivre avec les humains, et toi aussi.
C’est
alors que la voix grave de Tarak se fit entendre.
- Peut
être qu’on ne peut pas comprendre ça, mais on sait que les hommes veulent
massacrer les loups jusqu’au
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| 30 Septembre 2011 | ||
Admin du Site, Constructeur de Site (Inf... | ||
| Grande Méchante Admin ~ |
Woow je n'avais jamais lu et commenté - c'est en tout cas une superbe
histoire, très dur à lire et à vivre pour Balto, mais passionnante.
Dommage que les grands écrivains comme toi ne passent plus ici ![]() |
![]() | 16 Juillet 2010 | |
merci! tu m'as fait comprendre, plus que Miyazakhi lui-même, le point
de vue de San! |
![]() | 29 Janvier 2010 | |
pour ce que j'ai lu, il était très bon! Mais depuis que je suis
anglais j'ai dû utiliser un traducteur thats pourquoi j'ai cessé de
lire xD |