bonne gorgée d'eau, puis se remit en route.
En fait, elle errait, jusqu'à ce que quelque chose lui arrive, quoi que se soit. Quelques heures plus tard, cette première chose arriva. Elle sentit un odeur forte, qui ne lui était pas agréable. Repoussante même. Mélange de transpiration, de cuir et...d'humain. Elle se tourna et retourna mais elle ne le vit pas. Son premier réflexe était de partir en courant mais après avoir réfléchit un instant, c'est peut-être ce que l'humain attendait d'elle. Elle n'en avait jamais vu, personnellement, mais toutes les histoires terrifiante des ces êtres maléfiques suffisait pour qu'elle soit vigilante. Elle était a découvert, si cet homme est armé de ce qu'ils appellent des "fusils", alors elle est perdue. Il fallait faire quelque chose, mais quoi ? Après un bref regard autour d'elle, il convenait de se cacher. Ataciara parvint finalement à se cacher dans un tronc d'arbre creux.
La louve entendit au dessus d'elle les pas silencieux du chasseur qui la traquait. Ses yeux se fermèrent et elle attendit, sagement et silencieusement que le chasseur passe. Le croyant parti, elle sort son museau du tronc, juste assez pour se faire repérer. De nouveau a découvert, le chasseur lui jette un filet dessus et la voilà prise au piège. Paniquée, elle regarde partout autour d'elle, cherchant l'infâme humain qu'elle ne vit pas. Du moins, pas tout de suite. Peu après, le chasseur arriva. C'était la première fois qu'elle voyait un "humain". Ils n'avaient pas l'air si terrible. Le chasseur n'avait ni griffes, ni dents ni même de queue. Il marchait sur deux pattes.
Comment pouvait-il courir vite ? Comment cela-ce fait-il qu'ils soient aussi craint alors qu'ils ne peuvent ni attaquer ni se défendre ? La réponse était dans le filet. Les humains construisaient des armes voilà d'où venait leur force ! A sa grande surprise, il ne la tua pas. L'homme se contentait de la traîner quelques heures dans la neige.
Ils arrivèrent dans une des ces "maisons" en bois où ils vivent. Ataciara fût mis en cage dans le sous-sol. L'humain n'était pas seul, il y avait une femme aussi avec lui. Ils avaient l'air très heureux, peut-être a cause d'Ataciara. On lui donna tout de même un morceau de viande a manger mais elle était très salée. Après ce maigre repas, on entendit une dispute....
Femme: Tu ne vas pas la tuer quand même ?
Chasseur: Tu n'as donc pas vu sa fourrure ? Une prise comme sa y'en a pas deux !
Femme: Mais justement se serait vraiment un crime de lui faire du mal !
Chasseur: Je t'en prie, met tes sentiments de côtés et pense à l'argent un peu tu veux !
Femme: Je continue a penser que c'est cruel.
Cruel ? Elle osait dire que la tuer était cruel ? Par contre la capturer et la gardée en captivité était normal ! Ah s'en était trop, il fallait qu'elle s'échappe mais il n'y avait aucune issue. Ataciara espérait de tout son coeur que le chasseur aussi avait quelques sentiments.
Chasseur: On peut peut-être avoir un prix en la vendant a un zoo.
Femme: Oh oui elle serais bien plus heureuse dans un zoo.
Plus heureuse dans un "zoo" que morte ? Que-ce donc un "zoo" ? Elle n'avait jamais entendue ce mot de sa vie. Etrange comme mot d'ailleurs. Un zoo...
Femme: Elle y trouvera d'autres loups en plus.
D'autres loups ? Un zoo...une cage..des loups ! Un zoo serait donc un endroit où l'on garderait des animaux ? Ah non elle veut être libre ! Et c'est plein de pensées qu'elle s'endormit sur le sol froid et humide de sa cage.
Le lendemain, elle fût réveillée tôt par le chasseur qui venait la chercher. Voyant qu'il avait des couteaux a la ceinture, un filet a la main et une corde dans une autre, elle savait que c'était pas maintenant qu'elle s'échapperait. Traînée dehors, l'humain l'attache contre un poteau, pour "prendre l'air" comme il le disait. Elle s'allongea dans l'herbe et rêvait encore et toujours. Elle entendit soudain un voix qui lui était familière....
Arran: Bouge pas !
Ataciara: Papa ?
D'un cou sec des dents, il brise la corde et pousse légèrement sa fille pour l'inciter a le suivre, ce qu'elle fit. Quelques minutes plus tard, hors de danger loin des humains...
Arran: Alors comme sa tu pars, sans prévenir ?
Ataciara: J'en avait marre de rester et d'être la bonne a tout faire !
Arran: Pourquoi ne l'as tu jamais dis ?
Ataciara: Parce que...je voulais pas te faire de tort...et puis que viens tu faire ici ? Me suivre jusqu'ici ?
Arran: Si je n'étais pas la tu serais encore attaché a ton poteau !
Ataciara: Je m'en serais sorti toute seule.
Arran: C'est cela oui,tu n'en aurais jamais été capable....
Ataciara: Et voilà j'en suis pas capable comme d'habitude je suis capable que de faire ce que les autres refusent de faire !
Arran: Tu exagères tout de toute façon.
Ataciara: Eh bien tu sais quoi puisque je gène autant, il est préférable que je sois loin de la meute.
Sans même attendre la réponse elle tente de partir en courant. Arran la rattrape rapidement et la mort au cou sans serrer pour la faire chuter.
Arran: Non tu vas rentrer !
Ataciara: Et si je refuse ?
Arran: Tu ne refuseras pas
Ataciara: Si je refuse. Je suis bien mieux libre
Arran: Mais tu va de nouveau finir entre les pattes d'humains !
Ataciara: Je me demande si ce n'est pas mieux d'être entre les pattes d'humain qu'entre les tiennes ! Tu ne t'es jamais vraiment intéressé à moi de toute
e toute façon sauf pour me donner des ordres.
Arran: Tu en fais trop et pourquoi je serais venu jusqu'ici pour te chercher si je me désintéresse de toi ?
Ataciara: Parce que sans moi il y a trop de choses qui doivent être faites là bas et qu'il ne le sont pas.
Arran: Je peux tout arranger je t'assures !
Ataciara: Je veux pas je suis bien plus heureuse ici alors si tu m'aimes vraiment laisse moi.
Le loup ne savait plus quoi dire. Comment répondre a cela ? Elle était bien plus maline qu'il ne le pensais. Elle ne reviendra pas c'est sur...il faudra faire autrement. En tentant une dernière embrassade d'adieu, Ataciara tourne la tête pour l'éviter, pour lui faire savoir que c'est fini. Il repart donc la laissant au milieu de la forêt, seule.
*********
Quelques semaines passèrent ainsi. Maintes fois, a t-elle eu envie de revenir sur ses pas à la "maison". Mais elle ne pouvait pas. Elle sentait qu'elle se rapprochait des hommes. Elle en croisait de plus en plus et voyait ces machines volantes au bruit assourdissant. Cela ne lui plaisait pas mais curieuse qu'est Ataciara, elle c'est mise en tête de voir une ville, la tanière des humains. Mais encore une fois, son ventre criait famine. Elle ne pouvait chasser que des petites proies.En haut d'un rocher elle reniflait et cherchait son prochain déjeuner quand elle sentit l'odeur d'un lièvre qui ferait très bien l'affaire. Une fois a vue en haut de son rocher... elle s'apprêtait à sauter quand elle vit un chien le faire a sa place, plus vite qu'elle et finir le lièvre rapidement.
Ataciara: Eh mon déjeuner !!
Elle sauta a sa rencontre, assez mécontente. C'était la première fois qu'elle vit un chien et ils ne semblaient pas si effrayants que ce qu'on lui racontait. Le chien semblait même plus effrayé qu'elle.
Barrow: Ah pardon je ne savais pas, tenez je vous le laisse... je m'appelle Barrow.
Ataciara, très surprise de voir que le chien ne l'attaquait ni même grognait, ne savait pas quoi dire. Elle pensa après qui'il avait peur d'elle et que peut-être,elle pourrait en savoir plus sur eux. Il bafouillait légèrement.
Ataciara: Moi c'est Ataciara. Que fait un chien en pleine forêt ?
Barrow: Je me promène. J'apprécie le calme et la tranquillité, sa change de la ville bruyante.
Ataciara: Tu vis en ville ?
Barrow: Oui a Nome, tout près d'ici. D'ailleurs tu ne devrais pas rester si près d'une ville humaine. Et toi que fais tu ?
Ataciara: Je chasse pour vivre.
Barrow semblait inquiet d'un coup, et Ataciara devina tout de suite ce qui le préoccupait:
Ataciara: Ne t'inquiètes pas, je suis seule.
Barrow: Ah je croyais...
Ataciara: Je suis seule.
Barrow: Ok ok ....
Ataciara: Alors comme sa t'es
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| 23 Mars 2012 | ||
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Excellent franchement! L'histoire tient très bien la route, les
dialogues sont bien répartis, l'action est pratiquement
omniprésente...que du positif! J'adore! J'ai passé 1h30 devant mon
écran à lire, tellement je voulais tout lire et tout bien comprendre.
Merci à tous les gens comme toi, qui nous font vivre du rêve, et
continuent à assurer la pérennité du monde de Balto. Merci. ![]() |