à présent.
Chaman : Dans une semaine se sera comme neuf mais tu ne dois pas bouger.
Le chien en avait déjà assez du voyage maintenant, doutant de lui, de sa capacité à continuer, mais l’idée d’affronter de nouveau les chiens de Nome le rendait fou de rage et il préférait mourir que de rentrer. La chamane était pleine d’affection pour lui, le nourrissant, le cajolant, il n’avait pas ressenti autant d’amour d’un humain de sa vie ce qu’il le perturbait assez. Au bout d’une semaine, il était guérit. D’un coup de canne, la chamane brisa la croûte et la patte de Barrow, bien qu’encore un peu sale, se trouvait comme neuve. Il s’empressa de courir vers la sortie sans dire au revoir à là chamane, tellement l’air lui manquait.
Cela faisait environ une semaine qu’il était parti. La température avait augmenté considérablement de plusieurs degrés et trouver de la neige à basse altitude n’était plus possible. Le loup marchait entre herbes et fleurs vers là où il le voulait. Chassant et pêchant pour vivre, il privilégiait dorénavant les baies qu’il trouvait des plus en plus : Myrtilles, airelles, mûres et tout le tralala. Il appréciait de découvrir à chaque pas un nouveau paysage, d’entendre les oiseaux chanter, des écureuils se chamailler ou même un vieille élan qui essaye de draguer. Cela le faisait rire et il ne s’était jamais senti aussi libéré de ses maux.
ses maux. C’était comme une purification de son âme, il se sentait plus léger, plus rien ne semblait pouvoir l’atteindre, le freiner, lui faire du mal. Cette monotonie de bien être et de satisfaction sera interrompu alors que le soleil était à son zénith. Il était en train à ce moment là d’écouter un vieil hibou raconter des histoires :
Hibou : Et alors surgit de la montagne un aigle géant qui faisait la taille des sapins qui nous entoure et il pouvait transporter des troncs entre ses griffes. Il prenait bien trois ou quatre ours noirs pours son petit déjeuner !
Les petits qui écoutaient cette histoire semblaient terrifiés et Barrow ne cessait de rigoler. Soudainement, il vit une bestiole passer devant lui, noire, à une vitesse folle, visiblement très remonté. Les gamins s’affolèrent :
« C’est l’aigle géant ! »
Ils criaient et s’en allaient. Un fût même happé au passage, un petit mulot qui finit visiblement dans la gueule de la bête. Barrow le suivit par curiosité. Quelques minutes plus tard, le loup arriva en face de ce qui paraît être une tanière. Quand Barrow arriva, il venait de sérieusement amocher une louve blanche comme la neige. Il écouta la conversation :
Louve : Niju tu es tombé sur la tête ?!
Niju : Pourquoi ?!
Louve : Pourquoi tu m’attaques tu es fou !
Niju : Cela fait des jours que je ne t’ai pas vu dans la meute je suspecte quelque chose de louche.
Louve : Je m’occupais tout simplement de la petite, de notre petite, Neige.
Niju : Notre petite, notre petite, alors pourquoi ne me laisse tu pas la voir ?
Louve : Je te l’ai dis tu n’as rien voulu savoir.
Niju : Cela m’étonnerait.
Louve, qui saignait de plus en plus, : Je t’avais dit que j’allais m’exiler quelques temps pour mettre bas et m’occuper de notre petite fille.
Niju : Et moi je t’avais dit de rester ! Et puis c’est quoi ce nom à la c*n qu’est Neige ?
Louve : C’est un merveilleux nom.
Niju : Et les autres ?
Louve : Les autres ?
Niju : Oui les autres.
Louve : Elle est venue seule.
Niju : Seul ?
Son égocentricité le dépassait. Il refusait d’avoir qu’un seul enfant, c’était comme une honte pour lui, un fiasco. Il était dans une colère noire pour pas grand-chose finalement mais sa colère le rendit fou. Il commençait à mordre de plus en plus la louve déjà affaiblie pas la mise bas et par l’allaitement d’où elle n’a pas mangé depuis plusieurs jours. Elle tomba à terre, se défendant point. Niju quant à lui, avait senti l’odeur de l’observateur et n’eut aucun mal à trouver Barrow qui s’était approché imprudemment.
Niju : Qu’est-ce que tu regardes toi ?
Barrow : Bah là je te regarde.
Niju : Tu te prends pour quoi ?
Barrow : Pour moi.
Niju, grognant : Tu te fous de moi ?
Barrow : Que vas-tu faire de Neige ?
Niju : C’est pas tes affaires sale chien.
Barrow : Oh excusez moi Mr le Loup de la Montagne si noble d’esprit. Vous-ai-je irrité au point de vouloir vous astiquer les crocs ?
Niju : Il se paie ma tête !
Barrow : Tu parles à toi-même ?
Niju : Je vais te réduire en miettes et après je vais tuer la louveteau et la louve sa fera sa de problèmes en moins.
Barrow : et si…je te tue, et moi, la louve et la louveteau reste en vie ? C’est plutôt un bon plan.
Niju : Essaie toujours.
Barrow : Est-ce une incitation à la violence ?
Niju : Tu as déjà perdu.
Barrow regardait en effet la louve qui était à l’agonie et Niju se retourna et courrait à présent vers la tanière. Le chien-loup le rattrapa rapidement car plus rapide et l’interrompit alors qu’il allait gober l’innocente enfant. Pendant une petite minute ils se battaient puis voyant que Barrow avait plus de force que lui, Niju commençait à fuir.
Niju : Tu me le paieras, bientôt tu seras avec elle.
Il désignait la louve et s’enfuit. Barrow courra au près d’elle.
Barrow : Vous allez bien ?
Louve : Rah un chien dégage !
Barrow : Quel accueil.
Louve : Dehors oust loin de ma petite !
Barrow : Du calme je viens de vous sauver la vie à tout les deux.
Louve : C’est donc…toi qui te battait contre lui ?
Barrow : Oui.
La louve était dans un état catastrophique.
Louve : Je vais mourir.
Barrow : Je…ne sais pas.
Louve : Sa m’ennui de vous dire sa mais
Barrow : Quoi ?
Louve : Ma petite…. Sans moi elle va mourir aussi.
Barrow : Sûrement.
Louve : Occupez vous d’elle.
Barrow : Quoi ?!!
Louve : Elle sait déjà parler vous aurez pas de mal à lui trouver une meute.
Barrow, apitoyé par l’état de la louve : Je.je…je sais pas…
Louve : Promettez le moi…
Barrow, dans le feu de l’action, je…le promets.
Louve : Votre nom avant que je meurs…
Barrow : Barrow…je m’appelle Barrow…
Louve : Moi c’est…C’est…
La louve ne finissait pas cette réponse. Barrow n’en revenait pas de ce qu’il venait de se passer. Il alla dans la tanière et trouva la petite, terrorisée, blottie au fond, les larmes aux yeux. Barrow s’approcha et la petite hurlait « maman ! » mais aucune réponse ne venait. Barrow s’assied devant la louveteau et la regarda. Il avait promis de s’en occuper. Comment pourrait-il, lui, s’occuper d’elle ? Il n’avait pas pu pour son propre fils….mais il avait fait la promesse. Quel idiot ! Le voilà dans de beaux draps. Non seulement cela compromettait ce qu’il entreprenait, mais en plus c’était là une lourde responsabilité que Barrow jugeait presque impossible à assumer. Il regarda la louve morte, la petite en pleurs, et se souvint du loup. °Rien que pour l’ennuyer je vais la protéger…° Barrow trouvait désormais assez de raisons pour tenir sa promesse. Il s’approcha de la petite qui était effondrée.
Barrow : Arrête de pleurer ….Neige.
Neige , entendant son nom, Non je veux ma mère
Barrow : Elle n’est
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| 23 Mars 2012 | ||
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Excellent franchement! L'histoire tient très bien la route, les
dialogues sont bien répartis, l'action est pratiquement
omniprésente...que du positif! J'adore! J'ai passé 1h30 devant mon
écran à lire, tellement je voulais tout lire et tout bien comprendre.
Merci à tous les gens comme toi, qui nous font vivre du rêve, et
continuent à assurer la pérennité du monde de Balto. Merci. ![]() |