cauchemar. Une lumière
lumière pénétra soudain la pièce. Le chien ouvrit les yeux pour voir le chasseur, armé de son fusil lui criant des choses qu'il ne distinguait pas très bien. Barrow se leva et se dirigea vers la lumière. Quand il arrivait un niveau de la porte, d'où provenait la source lumineuse, tout s'éteignit et redevint noir. Barrow sentait une mince odeur de nourriture. Il ne savait pas trop ce que c'était et refusa de manger ce qu'il semblait être là pour lui. Quelques minutes plus tard, Stan revint et emmena le chien avec lui. La lumière du jour aveuglait Barrow, mais sentir la neige sous ses pattes le rassurait.
Stan: Aller montre moi de quoi t'es capable.
Barrow regardait l'homme avec incompréhension. Montrer quoi ? Stan pointa son fusil sur Barrow pour lui faire comprendre. Sous la peur, il s'exécuta et chercha une piste d'un animal.
°Cela fait maintenant des mois que je vis ainsi. Mis a part 3-4 heures le matin à l'aider à tuer des bêtes innocentes, je moisi ici dans la pénombre. Sa pue, c'est humide on y voit rien je ne compte même plus les fois où je me suis cogné. Je crève de faim. Il est temps d'agir°
Le lendemain, alors que Stan allait le chercher pour la chasse habituelle, Barrow grogna et ne bougea pas.
°Je fais grève !°
Stan: Sale cabot tu vas bouger oui !?
Le monstre semblait bien énervé et n'arrêtait pas de vociférer. Barrow ne bougeant toujours pas, il partit un instant et revint...
Quelques minutes plus tard, ils ressortirent pour chasser, comme d'habitude, sauf que Barrow était balafré de partout, blessé ici, saignant là. Stan n'hésitait pas à le rouer de coups dès que le chien se montrait hostile. Barrow n'arrêtait pas de penser à ses amis, à la course, il aurait même préféré voir Steele que Stan arriver le matin. Ses amis en revanche, ne pensaient presque plus à lui. Ils remarquèrent évidemment sa disparition sauf par quelques chiens qui disaient avoir vu son fantôme et alors qu'on conclut qu'il était mort, arrivait l’épidémie de diphtérie. Barrow n'était pas au courant, il ne savait rien. La ville aurait pu être déserte qu'il ne s'en rendrait pas compte. Il ne savait pas les exploits de Balto faits pendant qu'il se lamentait dans l'ombre. Le chien en avait plus qu'assez. Il ne représentait plus rien. Il n'était rien. Un vulgaire instrument de chasse. Une machine à tuer. Cette idée lui était insupportable. Il fallait qu'il réagisse encore une fois, quitte à se prendre des coups encore une fois peu importe. Plutôt mourir à la limite. Mais plutôt que de se suicider bêtement, il fallait qu'il tente l'impossible. Non pas s'échapper car il se fera abattre de toute façon, mais essayer de tuer la cause de toute cette tourmente : Stan.
Plus fort car armé, il est très difficile de vaincre un ennemi plus fort que soit. La seule solution aurait été une embuscade mais c'était impossible de préparer quoi que se soit dans le noir complet. Il faudra donc improviser. Le temps se faisait encore plus long que d'habitude, le coeur de Barrow battait très fort, encore plus rapidement qu'en pleine course. Ce qu'il allait entreprendre était quitte ou double : la vie ou la mort. C'était risqué, mais il n'y avait pas réellement d'autres solutions au problème visiblement. Il se mit face à la porte, du moins là où il pensait qu'elle était et attendit, patiemment. Il essayait de se calmer, d'être serin, le plus possible.
Dehors, le soleil n'était pas encore levé que tout le monde se préparait. On allait célébrer les 1 ans de la course au sérum. On préparait les traîneaux, nourrissait les chiens, on allait refaire le même tracé pour célébrer avec à la tête d'un attelage, le concerné lui même. Les curieux et les enfants venaient les caresser, poser des questions aux mushers sur leurs techniques et encourager leurs équipes favorites.
La porte s'ouvrit. Un berceau de lumière blanche éclairait la pièce lugubre et sombre. Une grande ombre apparut, entourée de lumière. C'était lui. C'était Stan. C'était l'heure. Barrow fit mine de se baisser, alors qu'il se préparait en réalité, à sauter. Le chasseur descendit les quelques marches d'escaliers qu'il le séparait du canin. Le son de ses pas, un par un, résonnaient dans l'esprit de Barrow, comme une sentence irrévocable. Une fois assez près, contre toute attente de Stan, le chien recula, doucement, vers le fond obscur de la pièce. Stan, le suivait, avançant toujours au fur et à mesure où le chien reculait. Bien au fond dans le noir, le chasseur ne voyait rien et Barrow glissa entre ses jambes avant de courir vers la source de lumière. Stan, pas dupe, sentit la fourrure de l'animal glisser entre ses jambes. Stan se retourna et tenta de tirer mais le chien était déjà hors de vue.
Le chien courrait dans la maison. Il reconnaissait les différentes fourrures des animaux qu'il avait tué ce qui le dégoûtait atrocement. Il était perdu entre les meubles, ne sachant pas où aller. Par ici, non c'est une impasse. Le chien se retourna pour trouver l'homme en face de lui, l'air furieux, encore plus que d'habitude. Un robot sans âme qui ne pensait qu'à chasser. Comment les humains pouvaient-ils être tous aussi différents ? Le moment n'était pas aux questions sans réponses. La machine était équipée d'un couteau dans la main gauche, un couteau à dépecer, et dans sa main droite, son fusil qu'il chérissait tant, plus que tout le reste. Comme quoi, il avait des sentiments....envers une arme.
Barrow décida de sauter au dessus du monstre avec une grande force. Légèrement éventré par le couteau au passage, il atterrit derrière Stan. Il perdait pas mal de sang.
°Au moins il va galérer à tout nettoyer°
Le canin faisait du salon du chasseur un vrai chantier en changeant de direction a chaque recoin pour trouver une sortie. Il parvint finalement à la porte qu'il n'arrivait pas à ouvrir. Il essayait de l'enfoncer, utilisant sa tête et ses épaules comme bélier mais elle tenait bon. Une idée risquée lui vint un l'esprit. Il mit sa tête juste au dessus de la serrure. Comme prévu, Stan tira et Barrow se baissa à temps. La balle percutant la serrure, la détruisit et Barrow sortit en trombe de la maison.
Alors que le signal de départ allait être donné, tout le monde regarda en direction du bruit de la détonation. Rapidement, tous étaient autour du chien, au pas de la porte, avec Stan, pointant son fusil droit entre ses yeux.
La scène était effroyable. La neige autour du chien blessé était rouge. Les parents cachèrent les yeux des enfants avec leurs mains et les chiens cachaient les yeux des chiots avec leurs pattes.
Les yeux de Barrow étaient pleins de désespoir. Ils brillaient de larmes qui ne trouvaient pas la force de couler tandis que le chasseur se réjouissait à l'idée de réduire le chien en miettes d'une balle entre les deux yeux. Dans un dernier élan d'espoir, il se jeta sur le chasseur, ne sachant que faire d'autre. Celui-ci tira et ne manqua pas sa cible, la balle atterrit dans le ventre du chien. Néanmoins, le chien non plus n'avait pas raté sa cible. Il atterrit sur le torse du monstre, le faisant tomber à la renverse, sur le dos. Il tentait de le mordre au cou, comme le font généralement les loups. Barrow ne se sentait plus normal il était au delà, perdu dans sa rage et l'envie du combat. Il parvint à mordre par endroits l’homme et son sang chaud coulait entre les canines donnant à la bête l’envie d’aller encore plus loin. Il faisait penser à un loup... un loup terrible qui ne ferait pas de pitié à celui qui l'attaquerait. Il grognait furieusement, montrant ses crocs acérés à la figure de l'homme. Le chasseur essayait de le dégager mais le loup exerçait une telle force venue du plus profond de lui même qu'il ne parvenait pas à faire face à sa furie. La bête sauvage était toute proche du cou du chasseur mais la douleur à son ventre ralentissait sa démarche. Ajouter à cela la force de Stan, Barrow perdait du terrain.
On aurait dit deux monstres qui se battaient. Un monstre au sens moral et un monstre agressif qui en réalité, n'en est pas un. C'était
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| 23 Mars 2012 | ||
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Excellent franchement! L'histoire tient très bien la route, les
dialogues sont bien répartis, l'action est pratiquement
omniprésente...que du positif! J'adore! J'ai passé 1h30 devant mon
écran à lire, tellement je voulais tout lire et tout bien comprendre.
Merci à tous les gens comme toi, qui nous font vivre du rêve, et
continuent à assurer la pérennité du monde de Balto. Merci. ![]() |