

Nom : Djana.
Sexe : Femelle.
Âge : Quelques mois de plus qu'Aleu, Kodi et leurs frères et sœurs.
Race : 75% loup gris, 25% berger allemand.
Famille : Une louve et un hybride loup-berger allemand (ses parents ; elle n'a jamais connu son père, et sa mère est son seul lien de sang dans sa meute d'origine).
Autres relations : Aleu (sa grande amie, et également l'alpha de sa meute) ; Tanoki (elle a commencé par le déprécier fortement, avant de devenir son amie puis sa compagne) ; Adak (elle ne l'appréciait qu'en tant qu'ami, tandis que lui était amoureux d'elle sans qu'elle le sache).
Particularité : Elle possède plusieurs cicatrices dues à sa rencontre avec un ours, notamment une sur le milieu du dos, une sur l'intérieur de sa patte droite, une sur son museau et une sur son flanc gauche. De plus, son oreille gauche est fendue.
Caractère : Depuis toujours, Djana est hautaine et audacieuse. Elle est pleine d'énergie et si on la contrarie, elle se défend vivement, par mots ou physiquement, et attention, il est facile de l'énerver ! Très sûre d'elle, elle n'hésite pas à se lancer à l'aventure et, qu'elle finisse par se fourrer dans les ennuis ou non, elle refuse de reconnaître pleinement ses torts, acceptant de s'excuser tout en bouillonnant intérieurement si elle a fait une bêtise. Elle fait souvent preuve d'insolence et se montre capricieuse, mais sait toujours, heureusement, où s'arrêter pour ne pas dépasser la limite – souvent de justesse. La jeune louve est très fière, fière d'être une louve, fière de ce qu'elle sait faire, fière de vivre la « vraie vie » et de ne pas être un « jouet d'humains »... Fière de beaucoup de choses et tout particulièrement d'elle-même.
Toutefois, malgré ces défauts, elle a également des qualités : elle ne manque pas de courage et n'hésite pas à se mettre en danger pour aider des membres de sa meute. Djana fait preuve de beaucoup de loyauté envers ceux qu'elle aime, imaginer les laisser tomber lui fait horreur. Elle a une attitude plus posée et respectueuse avec ses proches, hélas peu bénéficient de ce côté affectueux. Peu à peu, la jeune femelle évolue et gagne en humilité et en prudence. Elle se montre plus ouverte, moins arrogante envers les autres et plus généreuse. Cependant elle est froide et très peu indulgente quand un individu peut présenter un danger pour elle, ses proches ou sa meute.
Histoire : Djana n'a jamais connu son père, cependant elle ne manqua jamais de rien : sa mère la chérissait énormément. Trop, sans doute, car la petite louve grandit encore plus capricieuse et orgueilleuse qu'elle ne l'était déjà. Elle se montrait très fière, fière de ce qu'elle était, et elle le montrait bien. Elle méprisait les chiens, ces jouets pour humains, et détestait les hommes, bien qu'elle n'en eut jamais rencontrés.
Son attitude fière avait eu pour conséquence que Djana n'avait pas de véritable ami. Elle avait des « camarades », des jeunes avec qui elle trainait, mais seulement pour les jeux : elle n'était pas assez détendue pour avoir le genre d'amis qui sont là en cas de coup dur, le genre d'amis qu'on voudrait avoir toujours près de soi. Cependant, elle ne se rendait pas compte de cela, et ne ressentait pas de manque.
La mère de la jeune louve était très peinée de voir sa petite fille être aussi orgueilleuse et capricieuse. Elle se doutait bien qu'un jour ou l'autre, Djana irait trop loin et qu'elle finirait par être très sévèrement punie. Espérant la faire redescendre sur terre, elle la prit à part et lui avoua que son père était...un chien-loup, en partie berger allemand. La jeune femelle fut horrifiée. Elle, qui avait toujours cru être un loup de pure race, bien supérieure aux larbins des hommes qu'étaient les chiens, découvrait aujourd'hui qu'elle avait de ce sang dans ses veines. Bouleversée, persuadée de ne pas mériter de place dans la meute à cause de son métissage, elle s'enfuit sans regarder en arrière.
Elle s'éloigna beaucoup du territoire de sa meute, et arriva à proximité d'une petite ville, Nome.
Un jour qu'elle tentait de trouver à manger, elle sentit une odeur menaçante, se retourna et vit un énorme ours dressé devant elle. Elle voulut fuir, mais n'en eut pas l'occasion : l'ours lui barra la route, et l'attaqua. Djana sachait pertinemment que, seule face à ours de cette taille, elle n'avait pas l'ombre d'une chance. Elle se débattit avec l'énergie du désespoir tout en sachant que cela ne servait à rien : elle allait mourir... Le sort en décida autrement, cependant. La louve entendit des cris, de grands bruits, mais avant qu'elle ait pu déterminer leur cause, elle perdit conscience.
Quand Djana rouvrit les yeux, elle se trouvait dans un endroit chaud, lumineux et confortable. Il y eut un moment de flottement durant lequel elle se demanda, encore embrumée de sommeil, comment le petit trou qu'elle avait trouvé pour s'abriter du froid avait pu devenir si tiède et empli de lumière, avant de se souvenir brusquement de son face-à-face avec l'ours. Elle se leva brusquement, ou plutôt le tenta, mais la douleur lui arracha un couinement plaintif et la força à rester couchée. Elle observa le décor autour d'elle et comprit : elle se trouvait dans la maison d'un humain. Terrifiée, elle était certaine que la mort l'attendait, pas de la patte de l'ours mais de la main de l'homme...
Cependant l'homme qui arrivait rapidement, attiré par le cri de Djana, n'eut pas de geste menaçant. Il s'approcha doucement de la litière – la chose si douillette – sur laquelle la louve était étendue et observa son corps, examinant ses blessures. Sa main passa légèrement, et, semblant penser qu'il n'y avait pas de problème, il recula d'un pas et parla à Djana, d'une voix douce. Celle-ci, partagée entre terreur et surprise que l'humain ne lui ait rien fait – pour le moment, en tout cas – , était très troublée. L'homme partit peu après, la laissant avec ses pensées.
Djana ne tarda pas à comprendre que l'homme l'avait sauvée de l'ours, probablement en le faisant fuir, qu'il l'avait ramenée et soignée. En effet, cet homme était un vétérinaire qui, voyait la louve se débattre, avait eu pitié et avait réussi à faire suffisamment peur à son attaquant pour qu'il la laisse. Il l'avait amenée dans sa maison et s'était occupé de ses blessures, qui heureusement, n'étaient pas trop graves, bien que certaines laisseraient des cicatrices dans la chair de la louve.
Cette dernière, très méfiante au départ, finit par se sentir presque en confiance avec l'homme et sa fille, une enfant vive et affectueuse, qui, malgré les précautions de son père pour qu'elle n'approche pas la louve qui restait un animal sauvage avec lequel il fallait se montrer prudent, avait réussi à l'approcher et à presque se faire apprécier. Tandis que Djana se rétablissait lentement, elle faisait de petites promenades, sans s'éloigner trop de la maison du vétérinaire, de peur de rencontrer d'autres humains ou des chiens.
Un jour qu'elle se promenait comme chaque jour, discrète et rapide, elle entendit parler d'un certain Balto, et elle comprit, en les entendant parler, que, tout comme elle... il s'agissait d'un hybride, mais mi-husky mi-loup. Dès lors, elle fut extrêmement curieuse à propos de ce chien-loup qui vivait parmi les hommes et était apparemment très apprécié. Un matin, n'y tenant plus, elle approcha une jolie jeune chienne et, sans la regarder dans les yeux, espérant qu'elle accepterait de répondre à ses questions, lui demanda des précisions sur le fameux Balto. Celle-ci lui répondit avec enthousiasme qu'il s'agissait de son père. Surprise, Djana leva les yeux et les planta dans ceux de la chienne. Si elle était sa fille... Elle avait du sang de loup dans les veines, elle aussi.
La jeune femelle déclara s'appeler Saba et être la fille de Balto et de Jenna, la compagne de celui-ci. Elle lui raconta toute l'histoire de l'épidémie de diphtérie et de l'hybride rejeté de tous devenu un héros. Étrangement, ce récit redonna espoir à la jeune louve. Elle revit de temps en temps Saba pendant ses promenades, et aperçut même à l'occasion son père, qu'elle n'osa approcher mais observa avec curiosité et même avec une certaine admiration.
Quand Djana fut complètement guérie, le vétérinaire l'emmena dans la forêt, lui enleva les derniers bandages qu'elle pouvait avoir, et la laissa repartir. Sans qu'elle puisse le réprimer, elle sentit de la douleur au fond d'elle-même : cet homme s'était occupé d'elle avec soin et gentillesse pendant plusieurs semaines, sa fille avait été douce et affectueuse – et lui avait d'ailleurs donné un collier que la louve n'avait pas eu le cœur de chercher à enlever... Ils lui manqueraient, mais sa place n'était pas dans une ville d'humains, elle restait une louve dans son cœur. La vie sauvage l'appelait.
Elle partit donc et marcha longtemps, sans but précis, jusqu'à rencontrer un vieux loup appelé Nava. Il était très sage et lui apprit beaucoup de choses pendant le temps qu'elle passa avec lui. Il lui parla de sa longue vie, d'Aniu, la légendaire louve blanche, lui apprit que l'ours qui l'avait attaquée avait forcément eu une raison... Et il lui raconta la venue de Balto et d'Aleu. Djana fut fascinée par cette histoire.
Finalement, elle demanda à Nava s'il pouvait lui indiquer comment retrouver la meute d'Aleu, ce qu'il fit. Djana partit donc à la recherche de la fille de Balto, et dès qu'elle rencontra un grand loup gris, elle lui demanda de la conduire à Aleu. Quand elle rencontra cette dernière, elle se présenta et déclara avoir entendu parler d'elle. Intriguée, Aleu lui demanda ce que cela signifiait. Djana lui raconta sa rencontre avec Nava et, avant cela, lui donna des nouvelles de sa famille, ce qui fit grandement plaisir à la jeune alpha. Cette dernière proposa donc à Djana d'intégrer la meute.
La jeune louve hésita, repensa à son auto-exil de sa première meute en raison de son sang de chien. Mais elle se remémora l'histoire de Balto, accepté par les hommes et par les chiens, et celle d'Aleu qui, après tout, était en grande partie husky. Elle comprit que la race n'avait pas d'importance, et que rien ne l'empêchait, si elle le souhaitait, de faire partie de la meute d'Aleu, à part elle-même.
Djana accepta de devenir membre de la meute. Elle fit plus ample connaissance avec son alpha, et les deux louves devinrent amies. Mais, contrairement à ce que Djana avait connu précédemment, cette amitié ne comptait pas seulement pour les instants de rigolade ou de jeux, mais à tout moment. Djana avait trouvé une véritable amie.
En effet, elle avait bien changé depuis son départ de sa meute d'origine : ses aventures avec les humains, les chiens, puis Nava et Aleu lui avaient appris beaucoup, et elle avait compris qu'il ne fallait pas juger sur les rumeurs ou les apparences...
Un jour, elle décida de partir à la recherche de la meute de sa mère. De manière presque miraculeuse puisqu'elle n'avait absolument pas prêté attention à la direction qu'elle prenait pendant sa fuite de la meute en question, des mois plus tôt, elle la retrouva. Elle retrouva avec un grand bonheur sa mère qui pensait ne jamais la revoir. L'ensemble de la meute fut surpris du changement opéré en l'insupportable gamine qu'avait été Djana. Elle avait donc fini par grandir, pensa sa mère, heureuse que la révélation qu'elle lui avait faite sur son ascendance ne l'avait pas empêchée de vivre pleinement sa vie.
La jeune louve repartit ensuite vers le territoire d'Aleu, où il lui semblait avoir trouvé sa place. Par l'aide qu'elle tentait d'apporter à la jeune chef encore inexpérimentée qu'était la fille de Jenna et Balto, elle découvrit qu'elle savait se servir de sa tête et être utile. Par la suite, elle devint bêta dans la meute, toujours prête à aider son amie et dévouée à sa meute.
Quelques temps après son retour dans sa nouvelle meute, en patrouillant aux abords de l'île, Djana tomba sur un autre loup. Aussitôt en alerte, elle l'apostropha rudement. Il n'en fallut pas plus pour que l'autre canin réponde avec feu, et en quelques instants les deux loups se regardaient en chiens de faïence, prêts à se sauter dessus au moindre signe d'agression. Djana décida de ramener l'inconnu auprès d'Aleu pour qu'elle juge elle-même sa dangerosité.
Le temps de marcher jusqu'à l'alpha, ainsi que le fait de s'entretenir avec quelqu'un d'un peu plus posé et plus disposé à l'écouter que Djana, le loup s'était calmé et put parler paisiblement avec Aleu. Il se présenta - il s'appelait Tarak - et expliqua d'où il venait et pourquoi il était sur l'île: il était à la recherche d'une meute qui l'accepterait et le traiterait mieux que sa meute de naissance. Après réflexion, Aleu lui offrit de faire partie de la sienne, chose qu'il accepta.
Djana était... mécontente de cet arrangement. Sa rencontre avec Tarak l'avait mal disposé à son égard et elle n'avait aucune envie de devoir vivre dans la même meute. Mais Aleu avait fait son choix et Djana respectait cela. Finalement, après quelques temps à surveiller Tarak, elle dut reconnaître qu'il s'intégrait bien et faisait beaucoup d'efforts pour se rendre utile et être apprécié. Bon. Elle supposait qu'elle pouvait arrêter de lui en vouloir pour des broutilles ayant eu lieu des semaines auparavant... c'est ainsi que Tarak et Djana finirent par devenir amis. Après des mois à se côtoyer, les deux loups partageaient une amitié basée sur le sarcasme et les moqueries amicales, mais aussi sur un véritable respect.
Bientôt, un nouveau venu débarqua sur l'île et, surprise, il s'agissait d'un frère d'Aleu! De nombreuses mésaventures l'avaient conduit bien loin de chez lui, jusqu'à sa soeur, par un étrange coup du sort. Aleu l'accepta avec joie, heureuse de reprendre contact avec un membre de sa famille qu'elle pensait sûrement ne jamais revoir. Malheureusement pour tout le monde, le nouveau venu, Adak, n'était plus le joyeux canin qu'il avait été pendant son enfance: meurtri par les coups de la vie qu'il avait reçus, il avait du mal à se faire à sa nouvelle vie, à se mêler aux autres et à s'intégrer, même s'il suivait souvent Djana dans ce qu'elle faisait. Pire encore, il était étonnamment agressif, manifestement sans raison, envers Tarak. Son animosité culmina jusqu'à un moment où il attaqua Tarak, les précipitant accidentellement dans une rivière où ils manquèrent de se noyer. Tous deux sortirent de l'eau, sur des berges opposées, mais si Tarak rejoignit aussitôt la meute, Adak partit et ne revint jamais.
Les semaines qui suivirent furent rudes pour Aleu: après avoir vu son frère n'être que l'ombre de lui-même puis disparaître sans un mot après avoir agressé l'un des membres de la meute, elle ne pouvait s'empêcher de se demander si elle avait fauté quelque part. Heureusement, Djana refusa de la laisser s'apitoyer sur elle-même ainsi: mais qu'est-ce qu'elle racontait? Adak avait subi des épreuves desquelles Aleu n'était nullement responsable, et elles n'excusaient pas son attitude envers le reste de la meute! Aleu finit par reprendre du poil de la bête et à accepter qu'elle ne pouvait pas tout contrôler, et que c'était normal.
Cette période douloureuse rapprocha encore les deux louves qui se rendirent bientôt compte que leurs sentiments dépassaient ceux d'une grande amitié. Elles en discutèrent puis, après quelques semaines de réflexion et de temps passé ensemble, Aleu annonça à la meute qu'elle avait trouvé une compagne: Djana. La meute célébra l'union de son alpha et la vie reprit son cours avec Aleu et Djana prêtes à mener la meute vers un avenir plus radieux que jamais.
Relation avec Balto : Grande amie puis compagne d'Aleu, elle vit dans sa meute et y est bêta. Elle a vécu quelques semaines à Nome et y a rencontré Saba, la fille de Jenna et Balto. Elle éprouve d'ailleurs de l'admiration pour ce dernier, en raison de son dévouement et sa détermination pendant l'épidémie de diphtérie, et car son histoire lui avait redonné courage quand elle pensait qu'être hybride était honteux.